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Un peu de tenue s'il vous plait ! (Libre)

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MessageSujet: Un peu de tenue s'il vous plait ! (Libre) Lun 19 Juin - 15:40





Victoria se leva comme tous les matins très joyeusement. Enfin presque tous les matins, car elle avait des réveils qui pouvait être très difficiles selon l’état de la jolie brune la veille. Elle vivait avec ses parents mais c’était plutôt bien pour elle. Le matin, le petit déjeuner était servi, tout était prêt, elle avait juste à s’habiller, se maquiller, et manger tranquillement avant de descendre retrouver son chauffeur. Elle aimait sa vie et quand elle avait vécu seule quelques temps, elle ne supportait pas les premiers temps de tout faire elle-même, mais avec son intendante elles avait passé un accord et au final Vic avait juste à aller à la fac, avant d’abandonner évidemment. En fait, Vic c’est une princesse, tout doit être confortable, elle ne doit pas à avoir à faire d’effort, tout devait couler. Elle se faisait servir et pour elle s’était totalement normale. Et elle savait très bien que si jamais elle devait se retrouver seule dans un appartement elle serait perdue, mais ça ne la faisait pas changer d’avis, loin de là !
Reprenons, Victoria se leva doucement mais joyeusement afin d’aller travailler, mais elle avait des rituels le matin avant de se retrouver à l’agence et si ses rituels n’étaient pas effectués dans l’ordre, rien n’allait. C’était sa routine, mais contrairement à beaucoup de personne qui justement faisait tout pour éviter sa routine, elle, elle était accrochée à ça pour que sa journée commence parfaitement. Après s’être maquillée, habillée et avoir mangé son petit-déjeuner, elle sautait dans son taxi personnel pour descendre sur Manhattan. Et le premier arrêt était un Starbucks. C’était son habitude, un cappuccino de chez Starbucks qu’elle buvait tranquillement en marchant vers l’agence Elite. Elle passait devant Wall Street, pavanait dans la rue jusqu’à se retrouver au pied de l’immeuble pour pouvoir enfin travailler et faire la belle, faire la princesse, se faire chouchouter et enfin poser, faire la star. Elle était forte pour ça c’est sûr. Victoria se posa le temps d’attendre son cappuccino, elle détestait être débout, surtout quand elle était sur talon, c’était bien beau d’être sur talon, mais bon, elle s’économisait car elle savait qu’elle allait passer la journée face aux appareils photos et là elle ne pourrait pas s’asseoir et avoir de répit. Alors dès qu’elle pouvait s’asseoir elle en profitait avant sa petite marche. La vie de Vic était faîte de pleins de rituel, mais du coup, elle croisait tous les jours des gens à qui elle disait bonjour, ou lançait juste un petit sourire. Elle se faisait remarquer  et elle, elle adorait ça. Elle jubilait à l’idée que les yeux se tournent vers elle quand elle passait quelque part ou que quelqu’un la remarque pour lui dire bonjour. Victoria sentait l’importance qu’elle pouvait avoir. Enfin, elle devait surtout se faire des films !
Cette fois-ci, sa journée n’allait pas se dérouler comme les autres, elle ne le savait pas encore, mais elle était proche d’un scandale. Elle, pour le moment, elle se levait pour s’aventurer dans les rues de Manhattan. L'été est là, aujourd’hui, elle avait choisi de s’habiller avec un short clair, pas blanc, mais pas loin, un top marron/belge qu'elle avait achetée la veille. Elle marchait sur des talons hauts, sac à main en cuir sur le bras droit. Elle avait de la classe, elle se pavanait en se tenant droite avec classe, en bombant le torse. Bref, elle voulait se sentir désirée par les hommes. Mais ce n’était pas désirée qu’elle allait être tout d’un coup. Un homme était derrière elle, elle sentait son pas pressé, rapide qui claquait au sol, mais elle en avait que faire, elle observait autour d'elle. Mais tout se passa plus que vite, en une fraction de seconde, elle se sentit bousculer, vacilla , et tomba à terre, les quatre fers en l’air. Sa première réaction : « Mon top est foutu ! » Elle tenta de se relever, avec classe, une chaussure était partie à 50 centimètres d’elle, son café s’était renversé sur elle, mais elle essayait de garder son calme. Elle ramassa sa chaussure, son sac et son téléphone et partit à la recherche de cet homme pressé. La colère montait en Vicky et ça allait s’annoncer comme un carnage. « Vous là , et vous !!! Arrêtez-vous sinon je vous fais un procès ! Oooooh !» Elle lui courrait après et pour le coup, elle était dévisagée par les passants. Elle arriva à attendre le jeune homme et se posta devant lui l’air furieuse ! « Vous n’avez pas quelque chose à me dire par hasard ? »
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MessageSujet: Re: Un peu de tenue s'il vous plait ! (Libre) Lun 19 Juin - 16:23

Un peu de tenue s'il vous plait!

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Les matins de semaine, Manhattan était une des parties les plus occupées et surtout les moins vivables de New York. En temps normal, les gens qui se promenaient sur les rues de Manhattan avaient tous ce rythme effréné de marche qui faisait comprendre qu’ils étaient pressés. Ils étaient tous pressés, nous étions tous pressés, et ce n’était pas compliqué. Cependant, avec les premières chaleur, certaines personnes marche au ralenti, ce qui n'aide pas les personnes qui sont préssées. Personnellement, j’étais le premier à râler lorsque quelqu’un venait ralentir l’allure de marche, déjà qu’à la base, je n’aimais pas nécessairement me retrouver dans une grande foule, bien que je n’avais pas nécessairement le choix. Normalement, je réussissais à plutôt bien les esquiver, mais aujourd’hui, je vécus, à mon plus grand désarroi, une exception qui ne me fit certainement pas plaisir.

Pourtant, c’était une journée tout à fait classique qui s’était offerte à moi lors de mon réveil le matin même. Comme à mon habitude, je m’étais réveillé sitôt que mon radio réveil avait commencé à laisser échapper la dernière chanson que j’avais écoutée sur mon IPod. J’avais pris une douche, puis j’avais pris un premier café en mangeant mon petit-déjeuner. Une fois que j’eus terminé de manger, j’avais, encore et toujours de façon routinière, presque machinale, pris la direction de ma chambre pour y enfiler un survêtement noir et untee-shirt dans les tons de bleu. Finalement, une fois prêt, j’avais attrapé mon sac, mis mon porte-monnaie, mon téléphone, une bouteille d'eau, ainsi que mes clés et j’avais finalement pris la direction de Manhattan.

Jusque-là, rien d’anormal ne se produisit. En fait, il aurait été limite normal que je continue de marcher parmi les autres personnes, sans adresser la parole à qui que ce soit et m’occupant que de ma propre personne, mais ce qui vint tout changer, ce fut que mon attention fut soudainement portée sur mon téléphone qui commença à vibrer dans ma poche. Naturellement, je le pris dans ma main et je le portai à mon oreille, commençant alors à converser avec l’autre personne au bout du fil. Concentré sur ma discussion, je réussis plutôt habilement à me frayer un chemin malgré tout, jusqu’à ce que soudainement, je percute quelqu’un, sans nécessairement la frapper de plein fouet, ou du moins, pas à mon avis. Ne lui prêtant pas nécessairement attention, je lâchai par réflexe un « Désolé. » qui n’avait rien de très chaleureux, d’autant plus que je ne savais même pas s’il avait été clair. Je poursuivis mon chemin jusqu’à ce que soudainement, une voix de furie commença à hurler que si la personne à qui elle s’adressait ne s’arrêtait pas, elle lui collerait un procès. Lâchant alors au téléphone un : « Je vais te rappeler, il y a une hystérique derrière moi, salut. » Je réalisai en regardant un peu autour de moi que j’étais à peu près seul, et que de ce fait, cela s’adressait à moi. Confirmation : C’était bel et bien à moi qu’elle parlait, compte tenu du fait qu’elle se posta devant moi et que pour la première fois, je pus voir qui j’avais percuté bien clairement; une jeune femme, l’air un peu pimbêche et bien chiante, qui, visiblement, agissait comme une vraie princesse et souhaitait avoir le monde à ses pieds, vu comment elle me réprimandait. Ma réponse ne se fit pas attendre; je roulai les yeux au ciel, et je dis : « Ouais. Vous feriez mieux d’aller vous changer, et vous avez une feuille dans les cheveux. » N’ayant certainement pas envie de me faire agacer avec une histoire pareille, d’autant plus que je jugeais que je ne l’avais pas percutée si violemment – ce n’était quand même pas ma faute si elle ne se tenait pas bien sur ces échasses lui servant de chaussures – je commençai alors à la contourner dans l’intention de poursuivre mon chemin le plus rapidement possible, sans chichis.

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MessageSujet: Re: Un peu de tenue s'il vous plait ! (Libre) Sam 24 Juin - 12:45





La journée commençait pourtant bien, sa routine n’était pas dérangée, elle avait son café Starbucks, elle observais les personnes autour d'elle comme à son habitude. Manhattan, le matin, la cohue, le bazar, une foule, ce qui plaisait à Vic. Elle se pavanait tous les jours pour observer les gens, et puis pour essayer de se faire remarquer. Et pour le coup, à  cause d’un homme , la jeune femme allait se faire remarquer. Sans s’en rendre compte, et à cause d’un coup d’épaule dans cette foule, Vic se retrouva les quatre fers en l’air. Ce qui, de bon matin n’allait pas la mettre de bonne humeur. Un rien pouvait la mettre de mauvaise humeur, mais tomber en plein milieu de la place de Manhattan alors là, il était clair qu’elle allait très très mal le vivre. C’est pour cela qu’elle se releva afin d’aller régler ses comptes, car évidemment quand elle était énervée elle avait le sang chaud mais comme beaucoup de personne probablement. Elle tenta d’abord de ramasser tout le contenu de son sac qui était tombé à la renverse lui aussi, elle regarda si son téléphone n’avait pas la vitre brisée et elle fonça vers le jeune homme en hurlant, une vraie folle. Les gens se retournaient, les gens rigolaient, d’autres étaient choqués et elle, elle continuait à courir. D’un côté, elle était en train de se faire remarquer et c’était un peu ce qu’elle souhaitait depuis le temps. Elle s’éloigna donc du monde et le jeune homme comprit que c’était à lui qu’elle s’adressait. Ainsi il lui balança en pleine figure que oui c’était lui qui l’avait bousculé et faire perdre l’équilibre et de plus que Victoria devrait aller devoir se changer et qu’en plus de ça elle avait une feuille dans les cheveux. Victoria devint alors une furie, une véritable folle. D’abord elle secoua ses cheveux dans tous les sens, on voyait bien son sens des priorités et elle baissa les yeux. Dans cette folie elle avait complètement oublié que son top était dans un sale état. Elle rougit de pure fureur. Victoria le rattrapa une nouvelle fois et lui tapota sur l’épaule.«Excusez-moi, déjà c’est de votre faute, donc vous pourriez bien évidemment vous excuser. De plus qui vous permet de me parler ainsi ? Vous me faîtes tomber à la renverse et vous me parlez comme ça, je pense que vous ne savez pas à qui vous avez à faire monsieur. » Victoria croisa les bras et le regarda de haut. Elle était hautaine, elle voulait montrer qu’elle était supérieure et voulait se faire respecter. Intérieurement, elle n’en pouvait plus, elle avait envie de lui hurler à la figure, de lui faire payer les frais du pressing et de lui demander de lui repayer un café. Ce n’est pas grand-chose mais c’était la moindre des choses quand même. Mais elle ne voulait pas s’énerver, pour ne pas se mettre en tort et que cette situation lui retourne dessus. Après c’est vrai que perchée sur ses hauts talons, elle était plutôt élevé sur un équilibre instable et une petit brise pourrait la faire valser. Mais là c’était surtout le coup d’épaule qui l’avait fait tomber. Mais ce qu’elle avait aussi en travers c’est son top, tout beau, qui était désormais foutu et que l’homme face à elle n’avait pas hésité à lui rappeler. Victoria regarda autour d’elle, les gens ne faisaient plus attention et la foule se dissipait. Elle cherchait des explications de la part de cet homme et elle en aurait, quitte à être en retard, ça arrive à tout le monde. «En fait de plus, je vous enverrai la facture du pressing, je ne vais pas en plus payer par moi-même le fruit de vos dégats. » Bien évidemment elle ne comptait pas le laisser partir avec un simple « excusez-moi ». A cause de lui, elle avait eu probablement la honte de sa vie, elle n’était désormais plus présentable, elle allait devoir rentrer chez elle à toute vitesse ou aller dans un magasin proche afin de pouvoir se refaire une beauté. C’est pour cela qu’elle appela rapidement son chauffeur devant cet homme qui ne savait pas vraiment qu’est ce qu’il faisait là avec Victoria face à elle. «Oui, j’ai besoin de la voiture au plus vite ! C’est une urgence, vous allez devoir m’amener dans les magasins les plus proches, je dois me refaire une tenue, je vous explique tout plus tard.» Elle avait l’impression qu’elle était seule au monde avec cet homme de Manhattan. C’était la princesse et on ne bouscule pas les princesses, à part si c’est le prince charmant…




Dernière édition par Victoria Fisher le Lun 26 Juin - 18:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un peu de tenue s'il vous plait ! (Libre) Lun 26 Juin - 15:49

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Je savais parfaitement que ma remarque ne ferait certainement pas plaisir à la demoiselle, à moins que celle-ci ait un relativement bon sens de l’humour, mais j’étais persuadé que ce n’était pas son cas. Je m’attendais déjà à ce qu’elle soit en furie, qu’elle tape du pied, casse son talon, n’importe quoi, mais je m’en moquais, en fait. Tout ce que je voulais, c’était un petit moment pour m’éclipser, reprendre mon appel là où je l’avais laissé et finalement me rendre au travail, comme si rien ne s’était passé. Par contre, ce ne fut pas ça qui arriva. Ce qui arriva, c’est que je me rendis compte que même si j’avais eu mon lot de personnes étranges, hystériques et surtout très chiantes, il existait pire que ce que j’avais vu, par exemple cette demoiselle, qui, plutôt que de faire la jeune femme offensée, elle s’en prit à moi, me demandant en quoi je me permettais de lui parler de la sorte, que je ne savais pas à qui j’avais affaire, et tout le baratin qui vient avec. Face à ces mots, ce regard qui aurait pu faire sentir à n’importe qui comme une véritable merde, sauf peut-être moi, parce que j’ai un caractère assez fort pour ne pas me laisser atteindre. Voilà pourquoi je fus en mesure de lui répondre, dans un air complètement détaché, à la limite de la moquerie : « Moi, je me prends pour moi-même. Vous par contre, je ne sais pas sur quelle planète vous vivez, mais ne comptez pas sur moi pour me mettre à genoux et vous baiser les pieds, si c’est ce que je vous voulez. » Si j’avais été persuadé que cela aurait été une personne à qui je devais respect, une personne de la haute, par exemple, alors peut-être ne parlerais-je pas comme cela, mais à ce que j’avais vu, personne ne l’accompagnait, elle était seule avec son café et son air revêche. Si elle était vraiment une princesse ou un truc comme ça, elle aurait des gardes du corps, et ceux-ci m’auraient probablement sauté dessus depuis un bon moment, soit depuis que je l’avais percutée. Pour moi, elle n’était qu’une de ces filles se prenant pour meilleures qu’elles ne l’étaient, ce genre de fille qui m’emmerdait profondément, pour tout dire, et je me rendis compte que je visais plutôt juste lorsqu’elle poursuivit son discours, me sommant presque de payer le nettoyeur pour son haut. Si elle avait été ne serait-ce qu’un peu plus courtoise, j’aurais accepté de le faire, mais pour ça, il aurait fallu qu’elle accepte mes excuses furtives dans un premier temps, ce qu’elle n’avait pas du tout fait. En conclusion, cette éventualité était maintenant hors de question, tout simplement. Maintenant, tout ce que je faisais par rapport à cela, c’était penser on ne peut plus sarcastiquement qu’elle pourrait très bien demander à sa bonne de le faire. Après tout, si elle était si importante que cela, elle devait avoir une tonne de personnes à son service pour le faire ? Enfin, je ne connaissais pas sa vie, je ne la connaissais pas, et pour tout dire, rien ne me donnait envie de la connaître en ce moment, ce qui fit en sorte que je ne lui posai pas de question à ce sujet, me contentant de simplement dire : « Ouais, c’est ça. », me retenant de lui dire qu’elle pouvait bien se mettre sa facture là où je le pensais. Ensuite, elle sortit son téléphone portable, et là, je vis une opportunité pour m’éclipser. Comme un voleur, j’en étais parfaitement conscient, mais mon temps représentait de l’argent, et mon temps, je n’avais pas envie de le perdre pour une pimbêche de la sorte. Prêt à quitter sans demander mon reste, je tournai les talons pour quitter, mais malheureusement, comme un fantôme dont on ne peut se départir, la voix de la demoiselle parvint à mes oreilles, et là, je ne pus m’empêcher d’écouter ce qu’elle disait dans le combiné, prétextant une urgence, qu’elle devait changer complètement sa tenue en raison de ce petit incident. Non pas en demandant à son employé – ce que je supposais – de lui apporter une tenue de rechange, mais en allant s’acheter de nouveaux vêtements ! Moi qui pensais que j’avais parfois des goûts de luxe et que je dépensais parfois sans aucune raison vraiment valable, là, c’était tout simplement trop fort, et surtout on ne peut plus superficiel. N’ayant pas ma langue dans ma poche, je me pus m’empêcher de lâcher un : « Vous êtes pathétique. » à l’adresse de la demoiselle, faisant exprès qu’elle m’entende. Je savais bien que je prenais un risque, que je jouais avec le feu, mais pour tout dire, à cet instant précis, je m’en foutais. Il fallait que quelqu’un mette une bonne baffe à cette femme, parce que visiblement, elle portait des talons si hauts qu’elle commençait à manquer d’air au cerveau.


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MessageSujet: Re: Un peu de tenue s'il vous plait ! (Libre) Lun 26 Juin - 18:59





Victoria était partie au quart de tour, elle était ce genre de filles caractérielles dès qu’elles avaient le moindre petit souci. Pour le coup ce n’était pas vraiment un petit souci car elle s’était retrouvée en plein milieu de Manhattan, les fesses par terre, du café sur sa tenue et elle s’était retrouvée confrontée à un homme et pas des moindres. Il semblait exécrable et de mauvaise humeur tout autant que Vic'. Mais à la différence, lui il n’avait pas de café sur sa tenue et ne s’était pas retrouvé par terre comme un gosse qui tombe en roller… Victoria essayait de se calmer mais elle n’arrivait pas du tout à gérer ses nerfs. Surtout quand le jeune homme lui répondit, de manière plutôt impolie qu’il se prenait pour lui-même. En même temps, il était qui ? Vic' n’en savait rien et elle était en train de se prendre la tête avec un inconnu de Manhattan. Il continua en ajoutant qu’il ne savait pas sur quelle planète elle vivait. Sur la planète terre, Victoria bouillonnait. Et il finit en concluant qu’elle n’avait pas à compter sur lui pour qu’il se mette à genoux. C’était la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Elle n’en pouvait plus, elle était probablement rouge tomate mais elle ne pouvait plus se contenir. C’est ainsi qu’elle tint des propos insensés. Elle lui balança en pleine figure qu’elle lui enverrait la facture du pressing. Il était clair qu’elle ne voulait pas être responsable de la note qu’elle recevrait du nettoyage de sa tenue. C’était de la faute du jeune homme alors il devrait s’excuser et peu importe de quelle manière. Mais bon, apparemment il n’était pas du même avis puisqu’il lança un « oui c’est ça » qui devait probablement passer inaperçu vu qu’il semblait être en train de s’énerver à son tour. Elle prit son téléphone pour demander à son chauffeur de venir la récupérer. Il était impensable pour elle de se retrouver en plein milieu de mannequins canons avec une tâche de café sur sa tenue. Non non non, c’était inacceptable. Victoria raccrocha rapidement, au même moment où le jeune homme lui lança en pleine figure qu’elle était pathétique. Olivia fit les gros yeux, alors là il allait vraiment trop loin et Vic' avait atteint un point  de non retour. « Qui vous permet de me dire que je suis pathétique ? » Elle était dans un tel état qu’elle savait qu’elle allait déraper alors elle se retenait, serrait les poings et respirait de grandes bouffées. « Je me retrouve par terre, avec mon café renversé sur moi et vous dîtes que je suis pathétique ? Je pense que vous auriez pu vous excuser, et tout simplement être un peu plus sympathique. C’est vous le pathétique dans l’histoire ! » Victoria avait probablement tort, elle le savait pas elle contrôlait plus du tout ce qui passait dans sa bouche. L’homme semblait vouloir partir travailler, il était en train d’essayer de s’extirper de cette situation, mais Vic' ne voulait pas que ça s’arrête là. Elle avait qu’une envie, lui en coller une et pleurer.  . « Je ne sais pas mais vous pourriez me proposer votre aide ou me payer un café, comme un gentleman ferait. Et vous, vous m’observez avec votre regard de travers. Franchement vous m’énervez au plus haut point monsieur. Vous pensez sérieusement que je vais aller bosser comme ça. Merci, je risque de passer à côté d’un contrat et pourquoi ? Parce que vous m’avez bousculé, que j’ai du café sur moi et que je vais être en retard. Encore heureux que mes chaussures soient à peu près en bon état.» Victoria aurait été capable de continuer. Quand le moulin à paroles était lancé, elle pouvait ne plus s’arrêter. La brune se retenait de ne pas taper du pied, et de ne pas le frapper tout court. Mais elle ne voulait pas non plus le laisser partir. Elle était un peu étrange dans sa tête parfois. Vic' cherchait à se calmer, essayait de trouver une solution rapidement dans sa tête. Il aurait pu au moins lui offrir un café c’était la moindre des choses non ? Les gens les regardaient de travers, elle sentait leur regard se poser sur elle d’un air de dire « mais qui est cette folle, pauvre garçon ». Mais au final, elle avait eu ce qu’elle voulait, elle s’était fait remarquer en plein Manhattan par un bel homme. Sauf que ce n’était pas dans de telles circonstances qu’elle s’imaginait la scène. Elle s’imaginait plutôt quelque chose de glamour, de romantique presque. Mais non, elle s’était retrouvée à terre à cause de l’homme qui se trouvait en face d’elle, et dont elle ne connaissait toujours pas le nom.

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MessageSujet: Re: Un peu de tenue s'il vous plait ! (Libre) Lun 26 Juin - 19:15

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Tout ce que je fis au moment où la demoiselle me dit qu’en fait, c’était moi qui étais pathétique, ce fut d’arquer les sourcils, ne regrettant pas une seule seconde d’avoir passé ce commentaire. Ce n’était pas très galant de ma part, mais pour tout dire, cette demoiselle ne me donnait nullement envie de l’être, et le fait qu’elle parle ainsi ne venait certainement pas améliorer la situation que je trouvais de plus en plus ridicule. Limite, j’en étais à me demander si elle savait pourquoi je lui avais dit qu’elle était pathétique. Apparemment non, puisqu’elle s’accrocha à mon propre comportement, qui oui, laissait à désirer, mais jamais je ne pourrais faire un scandale pour une tache. Voilà ce que je trouvais ridicule, mais ça, elle ne le saurait jamais, tout simplement parce qu’au bout du compte, j’avais compris que ça ne servait à rien de me battre avec elle, qu’elle était tout simplement un cas désespéré et que j’avais beaucoup mieux à faire que de tenter de lui expliquer la situation de mon point de vue, surtout que j’étais persuadée qu’elle n’en aurait pas grand-chose à faire, au bout du compte. De plus, c’était beaucoup plus amusant de la voir patauger, et même si j’avais voulu partir précédemment, cette fois-ci, je ne regrettai pas d’être resté sur place. En effet, la demoiselle en profita non seulement pour me reprocher mon comportement, mais également pour tenter de se faire plaindre, et ultimement se sentir soulagée du fait que ses chaussures étaient intactes. Cette dernière remarque eut pour effet de me faire éclater de rire, purement et simplement. Cela faisait un bon moment que je ne m’étais pas senti amusé de la sorte. Franchement, cette fille était tout simplement superficielle, ça en était ridicule ! Qui plus est, elle se permettait de vouloir corriger mon comportement alors qu’elle ne me connaissait pas ? Je n’avais pas l’intention de m’attarder, de ne pas passer de remarques trop cinglantes, mais là, je ne sus m’en empêcher. Histoire d’avoir quand même de la classe, j’inspirai profondément, et je commençai, sur un ton que je voulus civilisé : « Sachez, mademoiselle. » J’insistai sur le « mademoiselle », puis je poursuivis par la suite : « Que Manhattan n’est pas un lieu pour jouer les touristes, encore moins à cette heure-ci de la journée. Si vous aviez regardé plus loin que le bout de votre nez, vous auriez vu qu’il y a des gens pressés ici, et qui s’en moquent combien vous avez payé votre manteau et vos chaussures, qui veulent juste aller travailler, voilà tout. » Je fis une petite pause, histoire de lui laisser le temps d’assimiler l’information, puis je dis : « Ensuite, désolé pour votre contrat, mais moi, en ce moment, vous me faites perdre du temps que j’aurais utilisé pour faire préparer mon futur cours. » Par la suite, mon ton se durcit quelque peu, alors que j’ajoutais : « Finalement, oui, peut-être aurais-je pu vous payer un café, mais je ne le ferai pas, c’est certain. Pourquoi ? Parce que de un, je ne suis pas du genre à faire ce qu’on me demande de faire. De deux, vous avez dit vous-même que j’étais pathétique, aux derniers nouvelles, un homme pathétique n’a aucune galanterie. De trois, si vous trouvez que mon regard est de travers, vous devriez penser à cesser de regarder les gens comme s’ils étaient en-dessous de vous, puisque tout ce qui se trouve à vos pieds, ce sont des fientes d’oiseau. Finalement, je crois que si vous avez les moyens de vous payer des habits neufs dès que vous les salissez, alors vous avez les moyens de vous payer un café sans moi. » Il fallait que je l’avoue; j’y étais allé fort pour le coup, mais je ne pouvais rien y faire; ce genre de personne me dégoûtait, tout simplement. J’avais peut-être fait une erreur en la bousculant, mais même si elle s’en moquait, je m’étais excusé, et non, je ne comptais pas me mettre à genoux devant elle simplement parce qu’elle portait des chaussures qui valaient x dollars, d’autant plus que les miennes en valaient probablement tout autant, mais que je m’en moquais complètement de les salir. Ça se nettoyait, mais ça, elle ne devait même pas savoir ce que ça voulait dire « nettoyer. ».


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MessageSujet: Re: Un peu de tenue s'il vous plait ! (Libre)

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Un peu de tenue s'il vous plait ! (Libre)

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